Lumière et matière...
L’architecture dialogue depuis l’époque néolithique avec la lumière. Lumière symbolique, lumière esthétique et lumière divine, elles rendent visible et concrétisent la pensée humaine, sa manière d’appréhender le monde à travers une réflexion, au sens propre et figuré, sur le rapport entre l’homme et ce qu’il bâtit. Le clair et l’obscur façonnent ainsi les espaces, les vibrations de l’énergie produisent toute la gamme des couleurs qui conditionnent à leur tour les volumes et les formes. Des tumuli préhistoriques aux colonnes des temples grecs, des vitraux de l’art sacré aux building en verre contemporains, la lumière partout en inspire le plan. Qu’elle soit naturelle ou artificielle, l’homme en fait un langage qui donne du sens à la matière qu’il a créée. L’atelier lausannois Schlaepfer-Capt excelle dans la mise en valeur des surfaces, qui s’illuminent d’une vie nouvelle. La façade des écoles se couvre de pétroglyphes en fibre optique, celle des théâtres de verres dichroïques rappelant les ondulations aquatiques du canal voisin, les lampes d’intérieur reproduisent par leurs points lumineux des véritables cartes du ciel. Des fioles de liquide phosphorescent, en lévitation dans les cages d’escalier d’un hôpital, font méditer sur la magie des guérisons. Plus qu’un atelier, Schlaepfer-Capt est un écrin d’émerveillement, de poésie et d’élégance, de justesse et d’originalité.